Saint-Clément-de-Rivière envahi par les chenilles

Comme l'an dernier, le secteur nord de la région de Montpellier est envahi par des quantités de chenilles. Un phénomène naturel mais amplifié cette année.

Il se produit de façon plus ou moins cyclique, tous les huit à quatorze ans, et dure deux à trois ans.

Cette prolifération de bombyx disparates (Lymantria dispar) est liée à la dynamique de population de cette espèce de papillons mais aussi de ses parasites et prédateurs. La première année d'infestation dans la région montpelliéraine remonte à 2004 : en juillet-août, les papillons ont déposé sur l'écorce des arbres des œufs qui ont éclot vers le 1er mai 2005.

Ce qui est plus exceptionnel cette année, ce sont les pontes qui ont été très peu abîmées par les insectes ou les conditions météo. D'où un pourcentage d'éclosion de l'ordre de 97%, contre 30 à 40% en général. Par ailleurs, d'habitude, les chenilles se laissent transporter sur des dizaines, voire une centaine de mètres ; là, il y a eu un vent très puissant qui a dispersé les chenilles sur plusieurs kilomètres, y compris au cœur de Montpellier et jusque dans le Gard. On en retrouve sur les balcons au 3e étage, sur le linge, sur les végétaux, sur les routes...

Cette chenille s'attaque à plusieurs espèces végétales, principalement aux arbres, surtout le chêne, et aux arbustes, plus particulièrement aux jeunes feuilles, aux bourgeons et aux fruits en formation. On les retrouve partout, y compris sur des plantes basses, comme les rosiers et les tomates.

Les chenilles, qui mesurent 4 à 5 mm au départ, risquent de faire des dégâts du fait de leur dispersion, surtout, lorsqu'elles vont mesurer environ 7 cm en fin de développement, c'est-à-dire au bout de deux mois. En conséquence la défoliation, qui se déroule sur plusieurs années, va poser problème car d'autres insectes "ravageurs" apparaissent sur les arbres "faibles".

En temps normal, ce phénomène se produit dans des zones de garrigues et il est recommandé de ne rien faire. Quant au traitement, il existe deux produits, dont un biologique - il s'agit d'une bactérie. Elle n'est pas nocive pour l'homme mais elle s'attaque à tout type de chenilles, cela provoquerait donc une catastrophe écologique si on l'utilisait sur toutes les zones envahies. Les agriculteurs ont certainement intégré ce produit dans les traitements qu'ils effectuent en ce moment. Restent les particuliers qui ont acheté n'importe quoi contre cette bête-là : ils vont rompre l'équilibre écologique qui existe au sein de leurs plantations et cela va leur poser des problèmes pendant quelques années.

Il s'agit d'une espèce non urticante mais, du fait de sa prolifération, un certain nombre de personnes, dont des enfants, ont développé des réactions allergiques à la présence des poils de chenille. D'où des plaques, rougeurs, irritations mais sans grande incidence. Un traitement local à base de corticoïdes peut être mis en place sur quatre à cinq jours, complété si nécessaire par prise d'antihistaminique par voie générale, dans tous les cas la consultation d'un médecin est nécessaire et l'automédication déconseillée, surtout s'il s'agit d'enfants.

Communiqué de la Préfecture


Pharmacie des Sources
Croix Pharmacie des Sources
Cliquez sur le Caducee pour connaître son origine